Le prochain goulot d’étranglement du développement, c’est la RAM
Il y a peu, le bottleneck du développement, c’était la vitesse d’écriture.
L’IA l’a déplacé vers la réflexion et la relecture.
Le prochain ? La machine. Et plus précisément : la RAM.
Un agent, c’est un environnement complet
Un agent qui travaille, ce n’est pas un process. C’est un environnement complet.
node_modules. Un serveur TypeScript. Docker. Une base Postgres. Une suite de tests qui tourne. Un harnais.
Multipliez par 5 agents. Sur 3 codebases. Le CPU attend. La RAM sature.
Pendant ce temps, le marché
Un kit 32 Go DDR5 qui coûtait 72 $ l’an dernier s’en négocie 392 aujourd’hui. Entre 400 et 500 % d’augmentation en douze mois, selon les relevés PCPartPicker.
La cause ? L’IA elle-même. Samsung, SK Hynix et Micron réorientent la production DRAM vers la HBM des serveurs, bien plus rentable.
Autrement dit : l’outil qu’on veut utiliser fait exploser le prix de l’outil nécessaire pour l’utiliser.
Les conséquences sont brutales
- Débuter dans le dev demandera un ticket d’entrée matériel qui n’existait pas par le passé.
- Le salarié dont l’employeur ne suit pas restera lent. Ou financera sa machine sur son salaire.
- Le freelance, lui, passe la bête de course en charge de sa société. Avantage net.
Le fossé ne sera plus entre ceux qui savent utiliser l’IA et les autres.
Il sera entre ceux qui peuvent en faire tourner cinq en parallèle et ceux qui en font tourner un.
Combien de RAM sur votre machine de travail aujourd’hui ? Et qui décide de la prochaine ?