Le développeur senior à mi-temps : un nouveau modèle de freelancing

· Publié le · 2 min de lecture

Je vois un nouveau modèle de freelancing émerger chez les développeurs à l’ère de l’IA : le mi-temps.

Le produit n’est pas toujours central

Dans énormément de boîtes « tech », le produit n’est pas absolument central. Il n’existe que pour supporter un business, quel qu’il soit. Fintech, edtech, healthtech : le programme n’a souvent qu’un rôle support.

Dans ces boîtes, il y a souvent une personne (le CEO, un associé, quelqu’un d’un peu tech) qui peut vibe-coder le ou les programmes nécessaires au fonctionnement du business.

Le mur du vibe-coding

Mais vibe-coder, ça atteint vite un mur :

  • sécurité
  • scalabilité
  • de plus en plus de bugs
  • anciennes fonctionnalités qui cassent

La solution : un senior, sur la durée, à temps partiel

Un senior qui connaît le métier, qui peut venir une à deux semaines recadrer tout ça au début, poser un harnais aux agents IA, des directives, un CI/CD propre… pour que les projets puissent continuer d’être vibe-codés. Oui, j’assume être un senior qui pousse au vice.

Résultats :

  • une architecture adaptée
  • un recadrage régulier
  • un œil gardé sur la sécurité
  • un vrai senior sur la durée

Le tout pour une fraction du coût mensuel d’un senior, puisqu’il travaille deux à quatre jours par mois sur le projet.

Concrètement

C’est exactement le modèle que je pratique :

  1. Un recadrage intensif si besoin : architecture, sécurité, pipeline.
  2. Un suivi régulier sur la durée du projet : un jour par semaine, deux jours par mois… c’est flexible.
  3. La garantie de quelqu’un qui ne s’endort pas sur une techno.

Il y a aussi un monde possible où il n’y a aucun vibe-code dangereux en interne, et où le senior intervient juste quelques jours par mois pour mettre à jour et maintenir ce qui doit l’être.

Ce modèle répond à une mutation plus large du marché des développeurs.